« Une personne physique ou morale, une autorité publique, une agence ou un autre organisme utilisant sous sa propre autorité un système d'IA sauf lorsque ce système est utilisé dans le cadre d'une activité personnelle à caractère non professionnel. »Règlement (UE) 2024/1689, article 3, point 4
Le règlement distingue deux rôles. Le fournisseur développe le système d'IA ou le met sur le marché sous son nom. Le déployeur l'utilise sous sa propre autorité, dans un cadre professionnel. Une PME qui achète un outil de tri de candidatures est déployeur, même si elle n'a écrit aucune ligne de code.
La bascule existe et elle surprend : une entreprise devient fournisseur si elle appose sa marque sur un système à haut risque, ou si elle le modifie substantiellement. Dans ce cas, ce ne sont plus les douze paragraphes de l'article 26 qui s'appliquent, mais le régime bien plus lourd du fournisseur.
L'article 26 ne se déclenche que si le système est classé à haut risque. Rédiger un courrier avec un assistant conversationnel ne l'est pas. Trier des candidatures, évaluer un salarié, décider d'un accès au crédit ou à une assurance, oui. C'est l'usage qui classe, pas l'outil.