Version simplifiée

Mécanismes de financement d'une transmission

Cette page explique comment on finance le rachat d'une entreprise.

Elle est faite pour les dirigeants qui veulent transmettre ou racheter une entreprise.

Ce que vous allez trouver

Il y a 6 mécanismes de financement expliqués simplement :

  • LBO : quelqu'un achète votre entreprise avec de la dette
  • OBO : vous rachetez votre propre entreprise via une société
  • MBO : votre équipe de direction rachète l'entreprise
  • Earn-out : une partie du prix dépend des résultats futurs
  • Crédit vendeur : vous prêtez une partie du prix à l'acheteur
  • Apport-cession : un montage pour payer moins d'impôts sur la vente
Pour chaque mécanisme
On explique

Ce que ça veut dire pour le vendeur. Ce que ça veut dire pour l'acheteur. Et le piège à éviter.

Pour utiliser l'outil

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour revenir à la version complète.

Besoin d'aide ?

Si vous avez des questions, vous pouvez contacter iteyre.

Prendre rendez-vous

Six mécanismes de financement. Six logiques différentes. Pour chacun : ce que ça implique concrètement côté cédant, côté repreneur, et le piège que personne ne vous explique avant la signature.

Financer une reprise d'entreprise, c'est réunir de quoi couvrir trois choses à la fois : le prix des titres ou du fonds payé au cédant, les frais d'acte et d'honoraires qui s'y ajoutent, et la trésorerie dont l'entreprise aura besoin une fois reprise. Ces besoins se couvrent en combinant un apport personnel, une dette bancaire, un crédit vendeur consenti par le cédant et des dispositifs publics. Aucune de ces ressources ne suffit seule, et c'est leur assemblage qui fait le montage.

Réponse courte

  • Deux questions à ne pas confondre. Les six mécanismes décrits plus bas sont des structures juridiques : ils disent comment le rachat est monté. Les sources de financement disent d'où vient l'argent.
  • Le socle est presque toujours le même : un apport personnel, une dette bancaire, et très souvent un crédit vendeur consenti par le cédant.
  • Des dispositifs publics complètent le tour de table : prêt transmission et garantie transmission de Bpifrance, prêt d'honneur des réseaux d'accompagnement, aide versée au titre des droits à l'assurance chômage pour un repreneur indemnisé.

Les six mécanismes, en une ligne chacun. Chacun est détaillé plus bas, côté cédant et côté repreneur.

  1. LBO, rachat à effet de levier. Le rachat est financé par de la dette, portée le plus souvent par un holding créé pour l'occasion, que les flux de trésorerie de l'entreprise rachetée remboursent.
  2. OBO, rachat par le propriétaire. Le dirigeant rachète sa propre entreprise par l'intermédiaire d'un holding, et monétise une partie de ses parts sans partir.
  3. MBO, rachat par les cadres. Ce sont les dirigeants salariés déjà en poste qui reprennent l'entreprise.
  4. Earn-out, complément de prix conditionnel. Une part du prix n'est due que si l'entreprise atteint des performances convenues après la cession.
  5. Crédit vendeur, ou vendor loan. Le cédant accepte d'être payé en plusieurs fois et finance donc lui-même une partie du rachat, avec intérêts.
  6. Apport-cession. Le dirigeant apporte ses titres à un holding avant de vendre, ce qui reporte l'imposition de la plus-value sous conditions de remploi.

Ces six mécanismes ne s'excluent pas. Une même opération combine souvent une structure et un financement, par exemple un MBO monté en LBO avec un crédit vendeur consenti par le cédant. La question utile n'est donc pas lequel choisir, mais lequel décrit votre situation et lequel finance le solde.

Le véhicule qui porte la dette : le holding de reprise. Dans la plupart de ces montages, le repreneur n'emprunte pas en son nom. Il crée un holding, ce holding emprunte auprès d'une banque, il rachète les titres de la cible, puis la cible lui remonte des dividendes qui remboursent l'emprunt. Bpifrance Création en décrit l'intérêt en deux temps. Un effet de levier juridique d'abord : le repreneur contrôle la cible sans en détenir nécessairement la majorité du capital social. Un effet de levier financier ensuite : l'endettement accroît la rentabilité des fonds investis. La condition de réussite tient en une phrase, et c'est elle qui fait tomber les montages trop ambitieux. Le montant de la dette doit être calculé pour que les dividendes remontés de la filiale garantissent le remboursement de l'emprunt, sans oublier pour autant les besoins de la société d'exploitation.

D'où vient l'argent

Les parts, les montants et les durées ci-dessous sont ceux que publie Bpifrance Création, complétés par ses fiches sur le prêt transmission et les dispositifs de garantie.

Source Part du prix ou montant Durée Qui l'accorde
Apport personnel Couvre en moyenne 30 % des besoins d'investissements. Sans objet, il est apporté au capital. Le repreneur.
Dette bancaire Ne couvre pas plus de 70 % du prix d'acquisition. Généralement 7 ans. La banque.
Crédit vendeur Paiement échelonné d'une partie du prix, 50 % au maximum. Généralement fixée entre 1 et 3 ans. Le cédant.
Prêt transmission De 40 000 à 1 500 000 euros, sans garantie ni caution personnelle. 7 ans au plus, avec un allègement du remboursement les 2 premières années. Bpifrance, à côté d'un prêt bancaire d'une durée minimale de 5 ans.
Garantie transmission Garantit 50 % du montant emprunté, ou 70 % en cas d'intervention conjointe de la Région. Celle du prêt garanti. Bpifrance, sur un achat de titres, un achat de fonds de commerce ou la caution bancaire d'un crédit vendeur.
Prêt d'honneur Renforce l'apport personnel, ce qui augmente d'autant la capacité d'emprunt. Variable selon le réseau. Les réseaux d'accompagnement, à titre personnel et sans intérêts.
Aide à la reprise Égale à 60 % du reliquat des droits à l'assurance chômage. Versée en capital. L'assurance chômage, pour un repreneur indemnisé.

Ces valeurs sont des moyennes et des plafonds, pas un plan de financement qui s'additionne jusqu'à 100 %. Le crédit vendeur et le prêt d'honneur servent en général à réduire la part bancaire ou à renforcer l'apport, ils ne viennent pas par-dessus. Le tour de table se construit dans l'autre sens : le prix et les frais annexes d'abord, la trésorerie à renforcer ensuite, et les ressources en face.

Ce que le plan doit couvrir, en plus du prix

C'est l'erreur de cadrage la plus coûteuse : monter le financement sur le prix payé au cédant. Bpifrance Création le dit autrement, une reprise représente un coût global qui ne correspond pas uniquement à ce prix. Voici les besoins à chiffrer avant de chercher les ressources.

Besoin Ce qu'il faut chiffrer
Frais d'établissement Les droits d'enregistrement, et les frais d'actes, d'honoraires et de taxations. Sur une reprise de titres de société, ils se limitent à ceux de l'entreprise elle-même.
TVA sur le matériel repris La TVA résiduelle facturée par le cédant. Elle se récupère, mais elle sort de la trésorerie d'abord : sa place est dans le plan de trésorerie.
Stock Il se négocie séparément, parce qu'il ne fait jamais partie de l'acte de vente d'un fonds. Un échelonnement des paiements peut s'obtenir.
Nouveaux investissements Ce que l'entreprise réclame déjà et que le cédant a différé, chiffré hors taxes, petits matériels, petits travaux et petit outillage compris.
Besoin en fonds de roulement Celui de la première année, calculé à partir du besoin de l'entreprise existante. Le stock ne doit pas être compté deux fois.

Deux règles de lecture bancaire s'appliquent ensuite au montage, et elles décident souvent du prix maximum finançable. Les banquiers vérifient que l'endettement total ne dépasse pas, en règle générale, 3 ou 4 années de capacité d'autofinancement prévisionnelle, et que le remboursement annuel du principal ne représente guère plus de la moitié de la capacité d'autofinancement annuelle. Autrement dit, ce n'est pas votre apport qui plafonne l'opération, c'est ce que l'entreprise rachetée peut rembourser avec ses propres flux.

Source : Bpifrance Création, plan de financement initial d'une reprise d'entreprise, consulté le 12 octobre 2026. Ces besoins sont ceux d'une reprise de fonds de commerce, le cas le plus complet. Une reprise de titres en retire les frais propres au fonds.

Un plan de financement complet, sur un cas fictif

Le cas ci-dessous est fictif. Les montants ont été choisis pour que le plan s'équilibre et se vérifie à la main, et pour rester dans les ordres de grandeur publiés par Bpifrance Création. Ils ne décrivent aucune opération réelle. Soit une PME reprise par rachat de titres, pour un prix de 800 000 euros.

Les besoins Montant Pourquoi cette ligne existe
Prix des titres 800 000 euros Ce qui est payé au cédant. C'est la seule ligne que beaucoup de repreneurs chiffrent.
Frais d'acte et honoraires 40 000 euros Droits d'enregistrement, actes, conseils et audits. Ils se paient comptant, à la signature.
Trésorerie de démarrage 60 000 euros De quoi tenir le besoin en fonds de roulement repris sans tirer sur le découvert au premier mois difficile.
Total des besoins 900 000 euros Le prix ne fait que les neuf dixièmes du montage.
Les ressources Montant Ce qui la rend possible
Apport personnel 270 000 euros Soit 30 pour cent des besoins, le taux moyen que publie Bpifrance Création.
Prêt d'honneur 40 000 euros Consenti au repreneur à titre personnel et sans intérêts. Il ne finance pas l'opération, il renforce l'apport.
Crédit vendeur 160 000 euros Soit un cinquième du prix, payé de façon échelonnée sur 3 ans. Bien en dessous du plafond de 50 pour cent du prix.
Prêt bancaire 330 000 euros Sur 7 ans, la durée habituelle. La banque demande la garantie ci-dessous plutôt qu'une caution personnelle sans limite.
Prêt transmission Bpifrance 100 000 euros Accordé à côté du prêt bancaire, sans garantie ni caution personnelle.
Total des ressources 900 000 euros Total des ressources égal au total des besoins. Un plan qui ne tombe pas juste n'est pas un plan.

Lecture du montage. La dette totale, prêt bancaire et prêt transmission réunis, fait 430 000 euros, soit un peu plus de la moitié du prix payé au cédant, donc sous le plafond de 70 pour cent retenu par Bpifrance Création. Le crédit vendeur ne s'ajoute pas à la dette bancaire, il la remplace à hauteur de ce que le cédant accepte de différer. Et c'est le prêt d'honneur qui fait passer l'apport du repreneur au niveau attendu. Changez une seule de ces lignes et toutes les autres bougent, ce qui est exactement la raison pour laquelle le plan s'écrit en entier avant la première visite à la banque.

Dans quel ordre on monte le financement

L'ordre compte autant que les montants. Bpifrance Création recommande de combiner les autres sources de financement avant de solliciter un prêt bancaire, et c'est bien dans ce sens que le tour de table se construit. Aller voir la banque en premier revient à lui demander de combler un trou que vous n'avez pas encore mesuré.

  1. Chiffrer les besoins en entier. Le prix, puis tout le reste : frais d'acte, droits d'enregistrement, honoraires, stock, investissements différés par le cédant, besoin en fonds de roulement. Le tableau ci-dessus sert de liste de contrôle. Tant que ce total n'est pas écrit, il n'y a rien à financer.
  2. Fixer ce que vous apportez vraiment. Votre épargne, et le cas échéant une donation familiale ou l'aide versée au titre de vos droits à l'assurance chômage. C'est ce chiffre qui détermine tout le reste, et c'est le premier que la banque regarde.
  3. Négocier le crédit vendeur avec le cédant. Il se discute pendant la négociation du prix, pas après. Un cédant qui accepte d'être payé en partie plus tard dit à la banque qu'il croit à la suite, et il réduit d'autant la part à emprunter.
  4. Demander un prêt d'honneur. Les réseaux d'accompagnement le consentent à titre personnel et sans intérêts. Il ne finance pas l'opération, il renforce votre apport, ce qui augmente la capacité d'emprunt.
  5. Monter le dossier bancaire une fois le reste en place. La banque ne regarde pas seulement votre apport, elle vérifie que l'entreprise rachetée rembourse la dette avec ses propres flux, selon les deux règles de lecture rappelées plus haut.
  6. Demander la garantie avec la banque, pas contre elle. La garantie Bpifrance et les dispositifs des réseaux se sollicitent avec le banquier, qui choisit avec vous la solution adaptée au dossier. Une garantie obtenue trop tard ne rattrape pas un refus.

Les parts et les durées citées dans cette page sont des ordres de grandeur publiés par Bpifrance Création, pas des règles de droit. Une banque peut prêter moins, un cédant refuser tout crédit vendeur, et un dossier se monter autrement. Ce qui ne change pas, c'est l'ordre : les besoins d'abord, la banque ensuite.

Mécanisme 01
LBO (Leveraged Buyout)
Rachat financé par dette, remboursée par les cash-flows de la cible.
Pour le cédant
Paiement immédiat (ou quasi). Sortie propre en théorie. Mais earn-out fréquent sur 2-3 ans.
Pour le repreneur
Levier financier puissant. Mais pression sur les cash-flows dès le jour 1. Chaque euro de dette réduit la marge de manoeuvre opérationnelle.
Le piège
Si les cash-flows ne suivent pas les projections, le repreneur coupe dans les investissements. L'entreprise performante achetée devient une entreprise sous-investie en 18 mois.
Mécanisme 02
OBO (Owner Buyout)
Le dirigeant rachète sa propre entreprise via un holding. Monétise une partie de ses parts tout en gardant le contrôle.
Pour le cédant / dirigeant
Sécuriser une partie de son patrimoine sans perdre le contrôle opérationnel. "Vendre à soi-même" pour mieux préparer la vraie transmission.
Le piège
Complexité juridique et fiscale élevée. Endettement du holding qui peut peser sur l'entreprise. Et le vrai problème de succession est repoussé, pas résolu.
Mécanisme 03
MBO (Management Buyout)
Rachat par l'équipe de management en place.
Pour le cédant
Continuité culturelle, transition douce, fierté de transmettre à "ses gens".
Pour le repreneur (l'équipe)
Connaissance intime de l'entreprise. Légitimité interne. Mais passer de manager à dirigeant-actionnaire est un changement de nature, pas de degré.
Le piège
Financement souvent sous-dimensionné. L'équipe connaît l'opérationnel mais pas la gouvernance autonome. Et les dynamiques de pouvoir changent quand l'ancien N-1 devient le patron.
Mécanisme 04
Earn-out
Part du prix conditionnée aux performances futures de l'entreprise après la cession.
Pour le cédant
Peut augmenter le prix total si l'entreprise performe. Mais le cédant n'a plus le contrôle sur les leviers qui déterminent son propre patrimoine.
Pour le repreneur
Réduit le risque initial. Aligne théoriquement les intérêts du cédant avec la réussite de la transition.
Le piège
Le cédant n'a plus le contrôle mais son patrimoine dépend des décisions du repreneur. Source de conflits quasi systématique. Les critères de performance doivent être blindés contractuellement.
Mécanisme 05
Vendor Loan (Crédit vendeur)
Le cédant finance une partie du rachat. Le repreneur le rembourse sur 3-5 ans avec intérêts.
Pour le cédant
Facilite le deal quand les banques ne suivent pas. Signal de confiance fort envers le repreneur et le marché.
Pour le repreneur
Conditions souvent meilleures qu'une banque. Et le cédant a un intérêt direct à la réussite post-closing.
Le piège
Si le repreneur échoue, le cédant perd et le prix de vente et le prêt. Double exposition au risque.
Mécanisme 06
Apport-cession (150-0 B ter CGI)
Apporter ses titres à un holding avant de vendre pour optimiser la fiscalité. Report d'imposition de la plus-value.
Pour le cédant
Différer l'impôt sur la plus-value. Réinvestir le produit de la vente dans de nouveaux projets.
Condition
Réinvestir au moins 60% du produit de cession dans une activité économique dans les 2 ans.
Le piège
Obligation de réinvestissement contraignante. Si pas d'idée de réinvestissement clair, le dispositif devient un piège fiscal déguisé en avantage.

Pourquoi ce guide

Construit sur le terrain

Pas de fiche Wikipedia. Chaque mécanisme est décrit depuis l'expérience de dirigeants qui les ont vécus, avec les tensions réelles que les avocats et banquiers ne mettent pas en avant.

Cédant et repreneur, les deux côtés

Chaque mécanisme est analysé des deux perspectives. Parce que la même structure a des implications radicalement différentes selon où vous êtes dans la transaction.

Pour dirigeants à partir de 1M€ de CA

Outil gratuit, sans inscription. Pour un accompagnement sur le montage financier de votre transmission, iteyre intervient en sparring partner stratégique.

Et maintenant

Vos réponses sont prêtes.

Si un de ces mécanismes correspond à votre situation, prenez 30 minutes pour en discuter.

Si le calendrier ne s'affiche pas : ouvrir l'agenda

Pour aller plus loin

Un mécanisme ne suffit pas.

Diagnostic, matrices de risque, KPIs, maturité IA. Le tout connecté, nourri par le contexte réel de votre entreprise.

Créer mon espace Backbone IA →
Outil
Matrices de décision stratégique
Outil
Diagnostic stratégique
Outil
KPI Pilotage Dirigeant

Poursuivre

Questions fréquentes

Ce que les dirigeants demandent

Quels sont les mécanismes de financement d'une reprise d'entreprise ?

Deux choses différentes se cachent derrière la question. Les sources de l'argent d'abord : un apport personnel qui couvre en moyenne 30 % des besoins d'investissements, une dette bancaire qui ne dépasse pas 70 % du prix d'acquisition sur une durée généralement de 7 ans, un crédit vendeur de 50 % du prix au maximum étalé sur 1 à 3 ans, et les dispositifs publics comme le prêt transmission et la garantie transmission de Bpifrance. Les structures de rachat ensuite, quatre familles : le LBO, un rachat financé par dette remboursée par les flux de trésorerie de la cible, le MBO, un rachat par l'équipe de management en place, l'OBO, ou le dirigeant rachète sa propre entreprise via un holding pour monétiser une partie de ses titres, et les mécanismes de prix différé comme l'earn-out, qui conditionnent une part du prix aux performances futures.

Quel apport personnel faut-il pour reprendre une entreprise ?

Bpifrance retient un taux moyen de 30 % des besoins d'investissements couverts par l'argent personnel du repreneur. La dette bancaire, elle, ne couvre pas plus de 70 % du prix d'acquisition, généralement sur une durée de 7 ans. Entre les deux, le prêt d'honneur accordé à titre personnel et sans intérêts par les réseaux d'accompagnement renforce l'apport sans être une dette de la société, et le crédit vendeur consenti par le cédant, dans la limite de 50 % du prix, réduit d'autant le besoin de financement immédiat.

Quelle est la différence entre un LBO, un MBO et un OBO ?

Le LBO (Leveraged Buyout) est un rachat financé par dette, remboursée par les cash-flows de la cible. Le MBO (Management Buyout) est un rachat par l'équipe de management en place. L'OBO (Owner Buyout) permet au dirigeant de racheter sa propre entreprise via un holding pour monétiser une partie de ses parts tout en gardant le contrôle.

Qu'est-ce qu'un earn-out dans une transmission d'entreprise ?

L'earn-out est une part du prix de cession conditionnée aux performances futures de l'entreprise après la vente. Il réduit le risque pour le repreneur mais crée une tension pour le cédant qui n'a plus le contrôle sur les leviers qui déterminent son propre patrimoine.

Comment fonctionne l'apport-cession (150-0 B ter CGI) ?

L'apport-cession consiste à apporter ses titres à un holding avant de vendre, ce qui permet un report d'imposition de la plus-value. La condition principale est de réinvestir au moins 60% du produit de cession dans une activité économique dans les 2 ans.

Que doit couvrir le plan de financement d'une reprise, en plus du prix de vente ?

Bpifrance Création rappelle qu'une reprise représente un coût global qui ne correspond pas uniquement au prix payé au cédant. Le plan de financement initial doit aussi couvrir les frais d'établissement, soit les droits d'enregistrement et les frais d'actes, d'honoraires et de taxations, la TVA résiduelle facturée par le cédant sur le matériel repris, le stock qui se négocie séparément car il ne fait jamais partie de l'acte de vente d'un fonds, les nouveaux investissements chiffrés hors taxes, et le besoin en fonds de roulement de la première année. Deux règles bancaires encadrent ensuite le montage : l'endettement total ne dépasse en règle générale pas 3 ou 4 années de capacité d'autofinancement prévisionnelle, et le remboursement annuel du principal guère plus de la moitié de la capacité d'autofinancement annuelle.

iteyre · Avant d'accéder au guide
1 / 5
Vous envisagez de transmettre votre entreprise. Le financement qui vous parle le plus :
Vente nette, cash immédiat. Je veux tourner la page.
Je veux rester impliqué tout en sécurisant mon patrimoine.
Je préfère transmettre à mon équipe. Ils connaissent l'entreprise.
Je ne sais pas encore. Ça dépend du profil du repreneur.